Le contexte a beaucoup évolué depuis l’entrée en vigueur du plan actuel

Les espérances de rendement sont fortement en baisse, ceci notamment en raison de la faiblesse de l’économie mondiale et du bas niveau des taux d’intérêt. Toutes les caisses de pensions de Suisse font ce même constat.

Les prestations du 2e pilier sont financées par les cotisations des assurés, les cotisations des employeurs et les rendements des placements de la fortune de la Caisse. La baisse attendue des rendements engendre donc un déséquilibre dans le financement des futures rentes.

Par ailleurs, la législation fédérale impose de soumettre à l’Autorité de surveillance tous les 5 ans un plan de financement démontrant que la CPEV est en mesure d’atteindre un degré de couverture de 80 % d’ici à 2052.

Les analyses de l’expert agréé montrent que les changements opérés lors de la dernière révision ont jusqu'à aujourd'hui pleinement joué leur rôle. Toutefois, les projections mettent en évidence que, compte tenu de la baisse des perspectives de rendement, le plan de prévoyance actuel ne permettra pas à la Caisse de garantir les futures rentes et de parvenir à un degré de couverture de 80 % dans les délais exigés.

Dès lors, bien que la situation soit à ce jour sous contrôle, il est nécessaire de se placer à long terme comme l’impose le droit fédéral et d’adapter le plan de financement.

Lexique

Autorité de surveillance

Autorité régionale chargée de veiller au respect de la législation sur la prévoyance professionnelle et au contrôle des institutions de prévoyance. Pour la CPEV, il s’agit de l’Autorité de surveillance LPP et des Fondations de Suisse Occidentale (As-So).

Degré de couverture

Il correspond au rapport entre la fortune de l’institution et ses engagements auprès des assurés et pensionnés. En tant que caisse de pensions publique, la CPEV n’est pas tenue d’avoir un degré de couverture de 100 % (c’est pourquoi on parle de « capitalisation partielle »). Néanmoins, la législation fédérale impose d’atteindre un degré de couverture minimum de 80 % d’ici à 2052.

Expert agréé

Spécialiste agréé en matière de prévoyance professionnelle, il est chargé de vérifier si le financement de la Caisse est suffisant pour lui permettre de tenir ses engagements envers les assurés et pensionnés (à court et long terme) selon les dispositions légales en vigueur. Pour ce faire, il analyse périodiquement la situation de la Caisse en profondeur et établit un rapport (« expertise actuarielle »).

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