La CPEV a pour rôle de constituer le 2e pilier de ses affiliés, soit leur prévoyance professionnelle. L'action de la caisse s'inscrit dans un système global, dit des "trois piliers", qui comprend également la prévoyance étatique (AVS, 1er pilier) et la prévoyance individuelle (à la discrétion de chacun, 3e pilier). Son but, dicté par une loi fédérale (LPP), n'est pas de couvrir tous les besoins financiers du pensionné, mais uniquement d'assurer le maintien de son niveau de vie antérieur.
Pour se concentrer sur son rôle et éviter la sur-assurance, la CPEV coordonne ses prestations avec l'AVS et n'assure qu'une partie du salaire annuel brut, ce qu'on appelle le "salaire cotisant" ou "salaire coordonné". Celui-ci s'obtient en soustrayant du salaire annuel brut (y compris le 13e salaire) une "déduction de coordination".
Depuis 1er janvier 2011, la déduction de coordination est égale à la moitié de la rente AVS maximale (CHF 27'840 / 2 = CHF 13'920), à laquelle s'ajoutent les 8,5% du salaire annuel brut. Elle ne peut cependant pas dépasser CHF 24'360.
Par exemple, pour un salaire annuel brut de CHF 75'000, la déduction de coordination se calcule de la façon suivante:
13'920 + {(75'000 × 8,5)/100} = CHF 20'295
Le salaire cotisant sera donc de 75'000 - 20'295 = CHF 54'705
En cas d'activité à temps partiel, la déduction de coordination est réduite en proportion du degré d'activité.