Plus un rachat est effectué tôt, moins il sera onéreux. Prenons un exemple permettant de mieux comprendre ce fait.
Un maître d’enseignement secondaire commence à cotiser à la CPEV à l’âge de 30 ans après ses années d’études. N'ayant jamais cotisé dans le cadre du 2e pilier, son âge d’entrée dans la caisse devrait être ramené à 24 ans et 6 mois afin qu’il compte les 37,5 années d’assurance nécessaires pour bénéficier d'une pension de retraite complète (60%) à l’âge terme de 62 ans. Il demande une offre à la CPEV pour racheter les 5 ans et 6 mois qui lui manquent.
Le calcul est le suivant:
[Nombre d'années à racheter] × [Salaire cotisant] × [Taux d'actualisation indiqué par la loi] = [Coût du rachat]
Soit, dans notre exemple:
5,5 × CHF 60'000 × 11,3% = CHF 37'290
Bien qu'il puisse la régler par mensualités, il renonce à accepter cette offre, ne se sentant pas suffisamment concerné par la retraite. Vingt ans plus tard, alors que son salaire a sensiblement augmenté et que la retraite approche, ce même assuré redemande une offre à la caisse, pour le même rachat. Le calcul se traduit alors en chiffres de la manière suivante:
5,5 × CHF 90'000 × 15,2% = CHF 75'240
Il constate que le coût de son rachat a doublé alors que ce n’est pas le cas de son salaire cotisant. Cela est dû au fait que le taux d'actualisation indiqué par la loi sur la CPEV augmente de façon exponentielle. Ce taux tient compte des prestations acquises, mais aussi de l'intérêt qui vient bonifier chaque année l'argent versé par l'assuré. Plus cet argent est versé tard, moins l'intérêt produit son effet cumulé, ce qui explique le renchérissement exponentiel du coût de rachat.